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mercredi, 13 septembre 2006

Quand les politiques s’en prennent aux médias

medium_VDN.2.jpgFrançois Bayrou a adopté un discours que l’on pensait jusque la réservé aux Frontistes. Ainsi, chez Claire Chazal ou aux "4 vérités", le leader du parti centriste s’en est violemment pris aux médias et à certains grands groupes (sic) qui « pipent le débat, veulent imposer aux Français un second tour qu’ils ne veulent pas (…) connivence avec les puissances d’argent (sic) » etc.

 

Et Bayrou de citer trois grand groupes (Dassault, Lagardère, Bouygues) qui roulent ouvertement pour Sarkozy.

 

« il y a un problème républicain dès l’instant que de très gros intérêts financiers, industriels, sont liés à de très gros intérêts médiatiques, et sont en liaison intime avec l’Etat »

 

Bref, Bayrou découvre, après avoir profité pendant des années de ce système, que les médias et journalistes ne sont pas objectifs, imposent leurs vues, méprisent le peuple, donnent des leçons, privilégient des candidats au détriment d’autres.

 

Même David Noël, récemment, pestait contre la fâcheuse tendance des journalistes à toujours écrire sur les partis politiques par le petit bout de la lorgnette.

 

Ce problème démocratique, nous avons été les seuls à le dénoncer depuis des années. A l’époque, on se moquait de nous et de notre supposée « paranoïa sur le complot médiatique ». Sur ce sujet, comme sur d’autres, nous nous félicitons que d’autres politiques se réveillent  et rejoignent nos analyses.

 

Surtout que le peuple n’est plus du tout dupe de l’engagement des médias en faveur de tel ou tel candidat.

 

Hénin-Beaumont n’échappe pas à la règle. Et nous nous sommes jamais privés de remettre à leur place certains journalistes qui dépassaient les bornes et nous donnaient des leçons de petite vertu alors qu’ils étaient particulièrement mal placés pour délivrer le moindre brevet de démocratie.

 

La voix du Nord, en 1995, a ouvertement fait campagne pour les municipales en faveur de Pierre Darchicourt. Relire VDN de l’époque (disponible aux archives départementales à Arras) vaut le détour. Une véritable copie du « journal du pays ». Six ans plus tard et arrivée de Pascal Wallart oblige, la campagne municipale se résumera à un duel Darchicourt-Dalongeville dans VDN. Tous les autres seront ignorés, voire méprisés.

 

Mieux, Pascal Wallart pètera carrément les plombs dans un « autant vous le dire » précédant le second tour. Sous le titre « Les affres de Jean-Marc Legrand », Wallart, par un sens de la formule particulier, écrira qu’il vaut mieux voter pour Dalongeville que pour Briois, ou communiste que Briois…Hallucinant !

 

Si, à l’époque, nous avions laissé passé une telle forfaiture (et oui, nous étions jeunes), inutile de vous dire que ça ne se reproduira plus. Et dans le cadre des prochaines présidentielles, législatives et municipales, nous allons créer un observatoire des médias locaux. Histoire de rendre régulièrement compte à tous les électeurs du nombre de fois que tel ou tel candidat est cité (favorablement ou non) tel ou tel candidat ignoré.

 

C’est aussi cela la transparence…

Commentaires

Le président Eisenhower brocardait en son temps l'emprise d'un "complexe militaro-industriel". D'une certaine manière, force est de reconnaitre qu'en France existe depius longtemps un complexe médiatico-politique.Ses risques ? Relisons donc 1984 d'Orwell. Cependant, Bayrou est mal placé, comme d'habitude, pour donner des leçons de morale: lorsque Balladur était candidat, il n'y trouvait rien à redire. Normal, il était membre du Gouvernement !

Écrit par : prince Arnaud | mercredi, 13 septembre 2006

Pourquoi Marie-Georges Buffet et les leaders nationaux ne dénoncent-ils pas ces grands groupes financiers (comme le reconnaissent d'ailleurs les militants cocos) ?

Pareceque les mêmes grands groupes financent l'humanité, tiennent même des stands à la fête du PC...

Bref, l'argent sale des grands groupes capitalistes ne semblent guère déranger le PCF ...

Écrit par : coco | mercredi, 13 septembre 2006

Pour preuve, un sondage paru dans Marianne en avril 2001, un an avant la dernière élection présidentielle.

Les intentions de vote DES JOURNALISTES au premier tour,

En tête, Lionel Jospin : 32 %. Je vous rappelle qu’il a fait moitié moins : 16,5 %.

Ensuite, Noël Mamère : 13 %.

Puis Jean-Pierre Chevènement : 8 %.

Arlette Laguiller : 5 %.

Robert Hue : 5 %.

Total gauche : 63 %. Encore la candidature de Besancenot n’était-elle pas connue...

Et la droite ? Vous me direz : 37 %, soit la différence entre 100 et 63. Eh bien, non ! Car 31 % des journalistes ne se prononçaient pas. Bref, vous avez fait le calcul : 100, moins la gauche (63), moins ceux qui ne savent pas (31) = 6 %. 6 % seulement pour la droite :

Chirac : 4 % ;

Madelin : 1 % ;

Bayrou : 1 %.

Et Le Pen, qui était présent au second tour ? 0 %...

Commentaire de Marianne, qui ne passe pas pour un journal de droite :

« N’est-il pas étonnant, au sein d’une démocratie, que 6 % seulement des journalistes osent se déclarer de droite, quand on estime qu’au moins 50 % des Français votent ainsi ? (...) Il faudrait être quelque peu naïf, après cela, pour s’étonner du fossé abyssal qui se creuse entre la caste journalistique et la population. » L’article est de Philippe Cohen. Il est titré : « Journalistes, le clan des clones »...


Voilà pour répondre à certains gauchistes qui pensent que nous fantasmons sur la pensée unique dans ce pays !

Écrit par : Pensée unique | mercredi, 13 septembre 2006

Il y a mieux que le sondage de Marianne pour illustrer la dérive gauchiste des journalistes : c'est l’élection à la Commission de la carte d’identité des journalistes. La dernière s’est déroulée en 2003. Elle a mis en lice le Syndicat national des journalistes et les cinq confédérations syndicales. Résultats :

premier, le SNJ : 42,5 % ;

puis la CGT : 19,9 % (en progrès par rapport à 2000) ;

la CFDT : 15,8 % ;

la CFTC, Force ouvrière, la CGC...

Au total : 83,2 % des voix pour des organisations de gauche.

Il n’y a là rien à redire : que les journalistes fassent ce choix, c’est leur droit. Mais, « fatalement, ce déséquilibre se fait sentir dans les media. Les choix des sujets, la manière dont ils sont traités, les personnalités invitées correspondent aux orientations qui l’emportent dans les rédactions, souligne Jean Sévillia dans son ouvrage "le terrorisme intellectuel". Le phénomène n’obéit ni à une stratégie organisée, ni à une ligne officielle, ni à des consignes occultes : il provient d’un consensus régnant dans un microcosme. "

Écrit par : Sondage grandeur nature | mercredi, 13 septembre 2006

Pour les prochaines élections, il faudra compter avec internet. Ce formidable outil démocratique amenuise le pouvoir des médias.

Les ventes de la "Voix du Nord" ne cessent de régresser, les connexions sur votre blog sont en hausse continue.

Wallart a désormais un concurrent sérieux !

Écrit par : La Patriote | mercredi, 13 septembre 2006

Grande fête du Vlaams Belang
à Anvers :
Robert Spieler (Strasbourg d’Abord)
et Patrick Binder (FN)
conduisent une délégation alsacienne

Le dimanche 8 octobre, se dérouleront les élections municipales en Belgique. Ce sera l’occasion pour le Vlaams Belang, quatre mois après la scabreuse campagne de dénigrement menée contre lui par l’ensemble de la classe politico-médiatique belge et européenne, de prouver sa force et sa détermination. Il est effet envisageable que la liste de Filip Dewinter emporte la ville d’Anvers.
C’est dans ce contexte que samedi et dimanche dernier, se tenait la grande fête populaire annuelle des nationalistes flamands qui rassemblait 6.000 personnes.
Une délégation alsacienne conduite par Robert Spieler, Président de Strasbourg d’Abord, Patrick Binder, Président du groupe Front National au Conseil régional d’Alsace et Christian Chaton, conseiller général (Alsace d’Abord) du Haut-Rhin (une quinzaine de personnes du FN du FNJ, d’Alsace d’Abord et de Jeune Alsace) fut reçue chaleureusement par Filip Dewinter, Franck Vanhecke, Président du Vlaams Belang et Hilde de Lobel, Députée du parlement flamand.
La participation de cette délégation à ce rassemblement démontre une nouvelle fois la volonté des responsables de nos différents mouvements d’envisager au niveau européen une réponse globale aux dangers qui nous menacent.

Écrit par : Chantal | mercredi, 13 septembre 2006

Comment allez vous faire pour mesurer, je vous cite,
"[le] nombre de fois que (...) tel ou tel candidat ignoré."
Ca me paraît relativement ardu, comme job ;))

Écrit par : Un passant | jeudi, 14 septembre 2006

Cher "Passant",

Ne vous inquiétez pas, nous avons des bénévoles qui éplucheront tant "le journal du pays" que "la voix du nord" et qui feront une synthèse mensuelle (voir hebdomadaire) qui retracera les échos que les candidats recoivent de la part de ces médias. L'injustice et la partialité risquent d'etre criantes...

Écrit par : Rédaction | jeudi, 14 septembre 2006

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