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jeudi, 23 novembre 2006

Un article de "Valeurs actuelles"

medium_valeurs_actuelles.jpgBien que n'étant pas spécialement proche de cet hebdomadaire, voici la reproduction (avec autorisation) d'un article sur la dernière fête des BBR:

Qui sont les électeurs FN ?  Arnaud Folch, Valeurs Actuelles du 17 novembre 2006 

Il porte une boucle d’oreille, un tee-shirt à l’effigie d’Eric Clapton, l’idole britannique des années Woodstock, et n’a « jamais lu Charles Maurras » – qu’il connaît à peine de nom. Hervé vient d’avoir 18 ans. Il n’a encore jamais voté, n’est pas adhérent du FN. Mais, en 2007, il mettra dans l’urne un bulletin Le Pen. « Lui au moins, dit-il, il n’a jamais changé d’avis. Je ne sais pas si ses idées sont les meilleures, mais au moins il n’est pas responsable du “bordel” qu’on voit partout. » Venu tout exprès de Lens (Pas-de-Calais), « avec deux potes qui militent », ce fils d’ouvrier, « ancien communiste qui vote FN », le reconnaît : son adolescence fut « plutôt agitée ». Tapages, bagarres, nuits au poste… « Aujourd’hui, les conneries, c’est fini, confie cet apprenti pâtissier, mais à l’époque, les flics m’avaient à l’œil et ils n’avaient pas tort. »« Je suis mieux placé que quiconque pour le savoir : un peu d’autorité ça ne fait pas de mal », poursuit-il, pour justifier a minima son adhésion aux thèses frontistes. Accoudé au stand de son département, une bière à la main, c’est sa première fête des Bleu Blanc Rouge.


Sous-représentés chez les plus jeunes et les plus âgés.

C’est aussi l’archétype de ces “nouveaux jeunes” du Front national. Moins droitiers, moins politisés, plus populaires. « Il n’y a pas si longtemps, pour reconnaître un jeune lepéniste, c’était facile, écrit l’hebdomadaire pro-FN Minute. Le jeune militant d’“extrême droite” ressemblait un peu à une caricature de… jeune militant d’extrême droite. Cheveux ras, blouson de cuir, mine martiale, plus souvent étudiant en droit à Assas qu’en sociologie à Nanterre ou qu’en BTS à Montreuil. » Ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Une large partie de nos nouveaux adhérents est issue de familles de gauche, assure Alexandre Ayroulet, directeur du Front national de la jeunesse. Et cela va bien au-delà de la simple rébellion anti-parentale. C’est un engagement très fort, leur premier le plus souvent. » Et le socle est solide : avec 20 % des suffrages chez les moins de 35 ans, c’est Jean-Marie Le Pen, qui, le 21 avril 2002, était arrivé en tête chez les jeunes.
Reste qu’en dépit de cette poussée continue depuis cinq ans, ce n’est pas parmi cette frange de la population que le président du Front national réussit ses meilleurs scores. « L’électeur type de Le Pen est un homme actif de 50 ans, de milieu ouvrier et habitant une commune rurale », décrypte Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion publique de l’Ifop, qui vient de réaliser, pour Valeurs Actuelles, une « radiographie de l’électorat frontiste ».Sous-représentés (certes de peu) parmi les jeunes de 18 à 34 ans – les plus à gauche – en comparaison de leur poids au sein de la population française (28 % contre 31 %), les sympathisants FN le sont aussi, de manière plus surprenante, chez les plus de 65 ans (17 % contre 21 %) – pourtant les plus à droite. À cela, une triple explication, selon Fourquet : « Les plus âgés sont ceux qui ont connu la guerre, à laquelle, à tort ou à raison, Le Pen, par certaines de ses références, continue d’être identifié ; ensuite, cette même classe d’âge a fini, avec le temps, par “stabiliser” son vote. Il est plus rare qu’elle change de camp, or le FN, apparu sur le devant de la scène dans les années 1980, a émergé bien plus tardivement, pour ne parler que de la droite, que les partis gaullistes ou centristes. Enfin, le vote des plus de 65 ans est un vote plus “raisonnable”, se tournant plus naturellement vers les partis dits de gouvernement. »

Des électeurs issus de plus en plus des communes rurales.

Autre catégorie sous-représentée au FN : les femmes (48 % des sympathisants frontistes, alors qu’elles représentent 52 % de la population). Celles-ci ne sont que… 3 % (contre 13 % des hommes) à prévoir de « voter certainement » pour le président du FN en 2007. En cause, selon Marine Le Pen (lire notre entretien page 24), « la réputation de parti “macho” qui a été faite au FN (…). Beaucoup ont joué sur cela en caricaturant nos positions, notamment sur l’avortement ou en disant que le Front national voulait renvoyer les femmes à la cuisine. »
Caricature médiatique, donc ? Pas seulement, selon le directeur adjoint de l’Ifop : « Avant de commencer à évoluer, notamment sous la férule de Marine Le Pen, les thématiques FN – recours à la force, valeurs autoritaires, voire guerrières, culte du chef – s’adressaient plus aux hommes qu’aux femmes. » Confirmation, dans un grand éclat de rire, de Marie-Christine, 42 ans, cadre commercial d’un grand magasin à Paris, rencontrée, en compagnie de sa petite fille, à l’“espace enfants” de la fête : « Mon mari, qui a sa carte du Front depuis une quinzaine d’années, a toujours, ou presque, voté FN. Moi, juste de temps en temps. Je me souviens de l’avoir accompagné à l’une des premières fêtes des BBR, et j’en étais revenue “horrifiée” : on se serait cru à une réunion de corps de garde. Depuis, je n’y avais plus remis les pieds. Je le laissais y aller tout seul. Et quand il partait, je lui disais : “Alors, tu vas à ta réunion d’anciens combattants ? Tu me laisses à mon tricot ?” »
Combien de femmes, cette année, au Bourget, parmi les 22 000 visiteurs revendiqués par le FN durant ces trois jours ? Difficile à dire. Celles-ci restent minoritaires. Mais elles étaient au moins aussi nombreuses, le samedi soir, lors des deux soirées dansantes organisées aux stands des fédérations de Paris et des Dom-Tom. Non pas au rythme du “Boudin” ou des “Lansquenets”, mais de Clo-Clo, Diam’s et Mylène Farmer…
Plus jeunes et plus féminins qu’autrefois, les électeurs lepénistes sont aussi et surtout de plus en plus ruraux (30 % contre 25 % parmi la population). La conséquence, d’abord, de l’augmentation régulière, depuis plusieurs années, de l’insécurité dans des zones jusque-là préservées. « Les personnes sondées nous disent : “Avant, on pouvait laisser notre maison ou notre voiture ouverte, maintenant ce n’est plus possible” », note Jérôme Fourquet. Autre explication : « l’évolution de la société, longtemps régie, dans les campagnes, par le pouvoir des notables et des affiliations partisanes traditionnelles : gaullistes, radicales, socialistes… Aujourd’hui, ce vieux système explose et le FN s’est engouffré dans la brèche. »

Des électeurs très pessimistes pour leur avenir.

Touché de plein fouet par le chômage et aux premières loges face aux délocalisations, le monde rural (aujourd’hui constitué de plus d’ouvriers que d’agriculteurs) est plus pauvre et moins diplômé que le reste de la population – ce qui constitue “le” véritable particularisme de l’électorat frontiste, dont le poids sur l’ensemble du territoire est inversement proportionnel à la richesse et au niveau d’études de ses habitants. « Pendant qu’ils s’engraissent à Paris, nous, on crève ! », témoigne Jean, 51 ans, solide ardennais à la casquette épinglée d’un pin’s clignotant “Le Pen président”. « Je suis intérimaire à trente kilomètres de chez moi, alors que mon père croulait sous le boulot ! Vous trouvez ça normal, vous ? », s’emporte-t-il. Verbe haut et œil humide, mélange de colère et de résignation, à l’image de ce qu’est aujourd’hui la majorité des électeurs frontistes.
Cette “désespérance” du vote FN, si marquée par rapport au reste de la population, on la retrouve de manière criante dans le “pessimisme” affiché, dans l’étude de l’Ifop, par les sympathisants lepénistes. Parmi eux, 68 % affirment « vivre difficilement » avec les revenus de leur foyer, 81 % estimant que les jeunes d’aujourd’hui auront « moins de chance de réussite » que leurs parents.
Une différence notable par rapport à l’ensemble des Français. Lesquels sont tout de même 54 % à estimer, eux aussi, « vivre difficilement » et… 76 % à se montrer pessimistes pour l’avenir. Une réserve de voix conséquente pour Jean-Marie Le Pen en 2007.

Commentaires

"Je ne sais pas si ses idées sont les meilleures, mais au moins il n’est pas responsable du “bordel” qu’on voit partout. »

Comme quoi on peut être jeune et être très conscient de la situation dans laquelle les UMPS nous ont mis.

"les flics m’avaient à l’œil et ils n’avaient pas tort. »« Je suis mieux placé que quiconque pour le savoir : un peu d’autorité ça ne fait pas de mal »

Au moins un qui a compris que ce n'est pas en laissant tout faire qu'on se fait respecter et qu'on résout tous les problèmes. On voit ce que ça donne des gouvernements successifs qui ne font qu'instaurer le dialogue au lieu de savoir parfois remettre les pendules à l'heure.

L’électeur type de Le Pen est un homme actif de 50 ans, de milieu ouvrier et habitant une commune rurale »,

Croyez vous qu'une personne qui travaille depuis environ 30 ans et qui voit que plus ça va moins elle s'en sort non seulement elle voit son pouvoir d'achat se réduire de jours en jours et qu'en plus en s'entend dire par des politiques nantis "Vous avez de la chance de travailler (pour une misère) vous avez de la chance d'avoir acquis un petit quelque chose au prix d'énormes sacrifices..."

“Avant, on pouvait laisser notre maison ou notre voiture ouverte, maintenant ce n’est plus possible” »

Bien sûr, il ne faut plus rien dire aux délinquants, ces pauvres jeunes désoeuvrés issus de familles défavorisées etc...
En plus quand vous vous faîtes cambrioler vous vous prenez des leçons de morale,"Vous aviez bien fermé votre domicile, vous n'aviez pas laissé les clés sur votre véhicule... (du vécu) " Mais non monsieur, je suis idiot je n'y avais pas pensé...

"Verbe haut et œil humide, mélange de colère et de résignation, à l’image de ce qu’est aujourd’hui la majorité des électeurs frontistes."

Personnellement si j'ai l'oeil humide c'est peut-être de colère de voir que je ne suis pas sûr d'avoir du travail jusque ma retraite, de voir que mes enfants s'en sortiront encore moins bien que moi mais ce n'est pas de la résignation.
C'est de l'espoir que je ressens et de la joie de voir un homme tel que Monsieur Le Pen si décrié des politiques et des médias ne jamais courber l'échine devant eux. De plus son programme ne consiste pas à abattre un ou des autres groupes politiques, son programme est de remonter la France...

Mon adhésion au FN n'est pas une adhésion de désespoir mais belle et bien une adhésion d'espoir...

Écrit par : Bleu blanc rouge | jeudi, 23 novembre 2006

Il y a bien longtemps que je vote pour Jean-Marie Le Pen. C'est avant tout un choix de réflexion car j'ai pris la peine d'étudier, sans préjugé, le programme de chaque parti avant de rejoindre le Front National.

Depuis si longtemps, Jean-Marie Le Pen met en garde les Français sur tous les maux que connaît aujourd'hui notre pays. Dans ces conditions, il est bien logique que son électorat grossisse.

Le vote FN est devenu un vote de conviction et non simplement de contestation comme veulent le faire croire les médias.

L'électorat frontiste regroupe toutes les catégories sociales. Des hommes et des femmes qui veulent que la France et les Français retrouvent dignité, prospérité et sécurité. C'est aussi simple que cela !

Le politiquement correct qui se prétend intellectuel est bien trop borné et trop éloigné des réalités quotidiennes de nos concitoyens pour comprendre cela.

En 2007, chaque électeur devrait se poser cette question :
Doit-on continuer à aggraver la situation jusqu'à l'explosion avec l'UMPS qui nous a tant trompé ou apporter des solutions efficaces avec Jean-Marie Le Pen qui nous a dit tant de vérités ?

Le programme de Jean-Marie Le Pen peut être consulté sur le site du Front National.

Écrit par : La Patriote | jeudi, 23 novembre 2006

Hors sujet

Ce soir Nicolas Sarkozy était l'invité de TF1, il nous a encore vanté sa lessive qui lave plus blanc que blanc, pourquoi ne nous a t-il pas parlé de la Turquie ???

Aussi près des élections on évite les sujets qui fachent ???

Écrit par : Germain | jeudi, 23 novembre 2006

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